Vénus ne connaissait pas Deauville. En longeant la plage, elle se dit que celle-ci n’avait rien à voir avec celle de Penmarc’h et encore moins avec celle de Coney Island. Évidemment, cette dernière comparaison était idiote.
L’une, la version américaine, était populaire, sentait les flots de frites, l’écume de ketchup, les embruns de mayonnaise, le roulis des hotdogs débités au kilomètre. Le tout, au milieu d’une cohue assourdissante de fête foraine. L’iode marin avait été mis K.O. par les odeurs de friture.
L’autre, très française, exhalait les parfums capiteux et chers des promeneuses. La discrétion de leurs conversations était censée faire son charme. Le bruit des talons sur les planches couvrait celui des vagues, repoussé au loin. La Manche offrait sa toile de fond à des jeux de séduction un peu surfaits.
Vénus pensa qu’en réalité, il y avait bien un point commun entre les deux plages : on n’y venait pas vraiment pour se baigner.
Un nouveau personnage féminin fait son entrée dans le paysage romanesque contemporain.
La Déjoueuse, c’est l’odyssée moderne d’une femme prénommée Vénus, depuis le Paris des années 80 jusqu’à la Suisse du XXIe siècle.
Avec acharnement, Vénus va tenter d’en finir avec ce qui l’entrave : son milieu, modeste, ses origines, scabreuses, ses addictions, funestes, et le fameux «carcan» de la Société...
La vie de Vénus, c’est la bataille contre la fatalité, contre ce qui est soi-disant écrit, contre l’orthodoxie dans toutes ses manifestations. Pour la Vie.
La Déjoueuse est l’histoire d’une femme rebelle aussi singulière qu’universelle ; un récit d’aventures souvent trépidant, rocambolesque parfois, enlevé toujours.
Les deux auteurs Gin & Gut sont entrés dans la vie professionnelle par la même porte.
«Fils de pub», ils ont travaillé de concert dès 1985. Ensuite leurs chemins se sont séparés et ils se sont perdus de vue. Mais inopinément, trente ans plus tard, la vie les a fait se rapprocher à nouveau.
GIn était alors hypnothérapeute, Gut dans le négoce des objets d’art et antiquités.
Gin qui, entre temps, avait publié deux romans*, proposa à Gut une collaboration nouvelle, une expérience d’écriture hybride à 4 mains.
L’un commença à écrire 3 ou 4 pages, l’autre continua d’explorer la veine... Au fil des allers-retours apparut la volonté du récit puis le récit lui-même.
Au fond, les deux auteurs qui paraissaient dériver sans but, en avait bien un : faire apparaître Vénus, la Déjoueuse. Voici le roman d’une femme affranchie et bien vivante. Retrouverez-vous qui a écrit quoi ?
*Bad Business (Éditions Au Diable Vauvert) et T’es vraiment trop con mon bel amour (Mandchou Éditions)
LE FILS DE LISE ALBERTI de Denis Brillet
Chantereau marqua une pause. Avait-il perçu le sarcasme sous la réponse de Victor ? À vrai dire, le jeune homme se fichait éperdument de Maxime, de Laurine et du reste. Ce qu’il aurait voulu, dans l’immédiat, puisque leur temps de tête-à-tête se réduisait de minute en minute, c’était dire à Chantereau tout ce qu’il avait sur le coeur, pourquoi il était à Marcillac, qui il était, mais cela lui paraissait irréalisable tant c’était lourd à mobiliser.
1979 :
Avant son décès, Lise Alberti informe son fils, Victor, alors âgé de 18 ans,
que Georges, qui l’a élevé, n’est pas son père biologique. Son géniteur,
qu’elle devait épouser en 1961, au retour de son service militaire en Algérie,
à l’issue duquel il a disparu, s’appelle Pierre Chantereau. L’enquête qu’elle
a fait mener en 1975 a révélé que celui-ci vit près de Cognac où, marié et
père de famille, il est devenu propriétaire d’un domaine viticole.
1982 :
Victor, désireux de comprendre les raisons de cet abandon qui le tourmente,
part à Cognac au prétexte de faire les vendanges, dans la propriété
de Chantereau.
Ce qu’il va découvrir sur place sera au-delà de son imagination…
Denis BRILLET
Denis Brillet vit en Normandie, dans le Pays d’Auge.
Auteur de romans et de nouvelles, il a obtenu le Prix Gustave Flaubert en 2013 pour Lignes de Vie, le Prix des Bibliothécaires de Douvres-la-Délivrande en 2014 et le Prix de Littérature du Lions Club de Normandie en 2015 pour Mille raisons d’aimer Lilo, le Prix de la Ville de Grandcamp-Maisy en 2017 pour L’Entaille et, en 2018 le Prix de la Nouvelle de Decize pour Arc Atlantique.
Il a publié plus récemment quatre romans : La diagonale Anderson, La disparition de Simon Weber, Trois jours, et Thomas Lesquen (roman finaliste du Prix Reine Mathilde 2025), ainsi qu’un recueil de nouvelles Zone sensible Finaliste du Prix Boccace 2022.
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...Quand le plat de lapin sauce moutarde riz créole fut déposé sur la table, Daniel se pencha en avant et fit signe à Hector de s’approcher. Avec des airs de conspirateur, il murmura : — T’en penses quoi, toi, deux morts en si peu de temps ? Tu trouves pas ça louche ? — J’entends rien, parle plus fort. — Oh putain, que c’est chiant les vieux ! Il réitéra sa question en haussant le ton. — Louche ! Ben non, y’a que des vieux ici, je dirais que c’est plutôt normal. — Ah ouais, et bien moi je trouve ça suspect. Le père Leroy, il avait une insuffisance respiratoire, d’accord, mais quand on l’a retrouvé dans le jardin, sa bouteille d’oxygène, elle était par terre. Ah !!! Et la Danglin, elle était en pleine forme. Et puis je l’ai entendue. Elle a crié avant de clamser... EHPAD Les Glycines à Limonest... Plusieurs décès s’enchaînent, piquant la curiosité de Daniel Yessof. Pensionnaire de l’établissement, ancien chef de la BRI de Lyon, il a gardé son esprit fouineur et va mener sa propre enquête. Il va se heurter au scepticisme de chacun et de son fils doyen des juges d’instruction de Lyon. Et si Daniel avait raison ? Une immersion dans cette résidence où les auteurs nous font partager le quotidien de personnages hauts en couleur ! |
Isabelle Desaulve & Didier Fossey
ISABELLE, originaire du nord de la France, elle travaille pendant
15 ans dans le monde de la nuit parisienne. En 2004 elle déménage
dans la région lyonnaise où elle exerce en tant qu’auxiliaire de vie. La
passion de l’écriture l’accompagne en permanence. Elle est l’auteure
de six romans.
DIDIER, né à Paris, travaille tout d’abord dans la restauration,
le paquebot France, la chaine Mercure. En 1984, il intègre la police
nationale où il exercera pendant 31 ans notamment 18 ans en Bac de
nuit. Retraité en 2015, il vit en région lyonnaise depuis 2019. Il publie
son premier roman en 2010. Il est l’auteur de dix romans.
Ces deux-là, devaient – ne pouvaient que – se rencontrer. Le salon du Livre de Paris 2019, y
pourvoira. En 2022, ils signent leur 1er polar commun. Terminus Glycines est leur 2e roman à 4 mains.
Le vélo, formidable moyen de locomotion est aussi un remède efficace contre l’obésité, les maladies cardiovasculaires, les problèmes respiratoires, la dépression. Il ralentit le vieillissement et permet de garder une certaine souplesse articulaire et, c’est prouvé scientifiquement, stimule l’activité cérébrale.
Dans ce recueil de nouvelles, vibrant hommage à la pratique de la bicyclette, l’auteur raconte avec passion et humour, ses nombreuses randonnées à travers toute la France, pays dont la diversité des paysages n’a d’égale
que leur beauté, agrémenté de monuments remarquables et berceau d’artistes et d’écrivains célèbres.
Cyclistes, cyclotouristes, randonneurs à pied ou à vélo, touristes, penseurs, humanistes et philosophes, amoureux de la nature ne seront pas insensibles à toutes les émotions qui traversent la tête d’un voyageur à bicyclette.
Après l’école rend libre, ouvrage sur l’éducation et Carentan d’espoirs, étude politique d’une gestion municipale,
voici Le vélo un art de vie qui achève la trilogie : Éducation, Démocratie, Épicurisme.
Ordonnance du médecin : le soir, avant d’aller se coucher, lire un ou deux chapitres. Cela aura pour effet de vous
apaiser, de trouver facilement le sommeil et de faire de beaux rêves.
« Les trois urbexeurs bondirent vers l’extérieur. Adèle les imita. Alexandra était la plus leste. Elle sautait par-dessus les obstacles et les guida sans hésitation vers la brèche empruntée à leur arrivée. Elle disposait d’un remarquable sens de l’orientation ou d’une belle intuition. Les deux peut-être. Ils enjambèrent des tas de cailloux. Derrière eux, le chien jappait de plus belle et Adèle sentait son coeur battre à s’en exploser la poitrine ».
Adèle, auteure de polars en quête d’informations sur le monde un peu secret de l’urbex, fait la rencontre d’Alexandra, Yanis et Thibault. Le jeune trio va très vite l’entraîner en exploration. À la découverte de friches industrielles, de demeures abandonnées, ils vont s’émerveiller ensemble des vestiges de ces existences oubliées… mais attention, il n’est parfois pas sans conséquence de passer le seuil !
D’un foyer à l’autre, de tensions familiales en cyberharcèlement, chacun devra puiser au plus profond de soi pour triompher de moments dramatiques…
Ce roman policier est avant tout une véritable chronique sociale menée sans temps mort et riche de rebondissements.
Né le 27 février 1972 dans le Cotentin, François- Michel DUPONT est Conseiller Principal d’Education au sein de l’équipe du Collège Lycée Expérimental à Hérouville Saint-Clair (Calvados).
Passionné par toutes les questions liées à l’éducation, il a choisi cette carrière qui lui permet d’assurer le suivi des élèves, tout en favorisant une dynamique de projet : ouverture à l’international (Belgique, Norvège, Italie...), au
monde professionnel et associatif... Il a enseigné également le français en tant que langue étrangère au Carré International, à l’Université de Caen.