Un nouvel éclairage sur un peintre qui s’inspira des plus grands maîtres tel que Georges de la Tour.
Si tout le monde s’accorde à dire que La Joconde fait figure d’icône de l’art universel, personne n’aurait pu imaginer qu’il en serait de même pour l’Angélus de Jean-François Millet, laquelle offrit à son auteur une célébrité inattendue au risque d’éclipser le reste de son oeuvre. Pourtant à l’origine rien ne prédisposait ce fils de paysan normand à devenir un artiste reconnu comme l’un des maîtres de son temps. Vénérée par Vincent van Gogh et déclinée à l’envi par Salvador Dali, l’impact de sa toile fut à nulle autre pareille ; à tel point qu’elle déclencha la ferveur patriotique lors de sa tentative d’achat par l’État en 1889.
Né en 1814 à Gréville dans la Hague, Jean-François Millet passa sa jeunesse dans la ferme familiale à pousser la charrue aux côtés de son père. « Paysan je suis né ; paysan je mourrai. » confiera plus tard celui que l’on nomma le peintre-paysan. Par chance son père avait détecté très tôt ses dons pour le dessin et l’avait poussé dans cette voie. Boursier de la ville de Cherbourg, il suivit les cours de Paul Delaroche à l’École des Beaux-Arts de Paris. Déçu par son enseignement, il quitta son atelier afin de compléter sa formation en fréquentant assidument le musée du Louvre. Pour survivre, il s’adonna alors à la peinture. Il oeuvra d’abord comme portraitiste avant d’élargir sa palette en puisant son inspiration à différentes sources : biblique, païenne et licencieuse.
En 1848, il amorça un tournant radical avec son tableau Un Vanneur. En abandonnant les mythologies et le pittoresque, il trouva son héros : le Paysan aux gestes ancestraux. Et, il devint dès lors le chantre de la vie rurale.
En 1849, il quitta la capitale pour s’installer à Barbizon, en lisière de la forêt de Fontainebleau. Il y vécut loin des fureurs du monde, et ce, jusqu’à son dernier souffle en 1875. Il y repose toujours en compagnie de son ami Théodore Rousseau qui fut comme lui, un des acteurs de cet élan artistique que l’on nommera l’École de Barbizon.
Dans ce portrait intime de l’artiste, l’auteur nous invite à découvrir les lieux inspirants de son oeuvre que furent la Hague et le village de Barbizon.


